Lu dans Mariachi Plaza (Michael Connelly. – Paris : Calmann-Lévy, 2016).
L’armoire aux dossiers
Quand l’ordinateur ne trouve pas les documents recherchés
Lu dans Les brumes du passé de Leonardo Padura (Paris : Éditions Métailié, 2015) :
« La recherche s’avéra plus ardue que ne l’avait supposé le sergent, et Conde se sentit satisfait quand, après plusieurs tentatives, le prétentieux policier cybernétique se vit obligé d’utiliser le téléphone pour demander à un spécialiste où se trouvaient certaines archives. » (p. 271)
Les écrivains, pas différents des lutteurs
Lu dans Le Chercheur d’âme
(Steve Laflamme. – Montréal : Éditions de l’Homme, 2017)
« Comme dans un
spectacle de magie, le lutteur doit réussir à neutraliser les réticences du
spectateur – à suspendre son incrédulité,
à la maintenir en équilibre, le temps de son combat. Nous gagnons notre vie en
racontant des histoires, sergent-détective Martel. Nous ne sommes pas
différents des écrivains, des scénaristes pour la télé. Des prestidigitateurs,
c’est bien ce que nous sommes : je montre à la foule ce que fait ma main
droite pendant que je manœuvre dans ma poche avec ma main gauche. C’est un art,
vous savez. » (p. 60)
Les écrivains, des voleurs et des menteurs
Lu dans Les petites
misères de Richard Ste-Marie. – Québec : Les éditions Mémoire Vive,
2004).
« Les écrivains
sont des voleurs et des menteurs. Ils écoutent tout ce qui se dit autour d’eux
et ont la fourberie – qu’ils appelleront ‘’sagesse’’ – de s’en rappeler les
jours de panne d’inspiration. »
La création artistique… et littéraire
Lu aussi dans Repentir(s)
[Richard Ste-Marie. – Lévis : Alire, 2016] :
« Il y a des
artistes qui sont très organisés, qui planifient tout. D’autres préfèrent l’improvisation.
Dans mon cas, je suis poussé par un désir puissant mais flou. Je ne sais pas
comment l’expliquer autrement. Comme si je poursuivais une image mentale qui
fuit à toute vitesse devant moi. Ce désir se raffine et se précise au fur et à
mesure que j’avance dans mon travail, au fur et à mesure que j’agrippe la
réalité de mon imaginaire. Mais en même temps, cette réalité me glisse entre
les doigts comme un savon dans la baignoire… » (p.286)
L’âge pour devenir une archive
Lu dans Repentir(s)
[Richard Ste-Marie. – Lévis : Alire, 2016] :
« Pagliaro et
Lortie se présentèrent discrètement au serrurier qui, après avoir vérifié qu’il
n’y avait pas d’autres clients en attente dans le magasin, leur demanda de le
suivre à son bureau derrière la boutique où il conservait ses archives.
‘’Bienvenue chez moi,
messieurs’’, dit-il en leur ouvrant la porte. ‘’À mon âge, quatre-vingt-sept-ans,
je suis devenu moi-même une archive’’ » (p. 191)
L’ordre impassible des livres dans une librairie
Lu dans Sans terre (Marie-Ève Sévigny. Montréal :
Héliotrope noir, 2016) :
« Les mains dans les poches, sans égard aux
passants qui interrogeaient du regard ce policier en uniforme fasciné par une
vitrine remplie de livres, je considérais ces objets quelconques qui ne m’avaient
jusqu’alors jamais intéressé, mais dont les couvertures, pâles pour la plupart,
me lavaient l’esprit de mes images infernales. Derrière la devanture, on
pouvait distinguer sur les tables, les présentoirs et les rayons des
bibliothèques l’ordre impassible de livres innombrables, que les libraires
rangeaient tranquillement. » (p. 38)
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