Lu dans Terra Alta de Javier Cercas (Arles, Actes Sud, 2021) :
« …Dieu et le diable sont les deux faces d’une même pièce et […] celui qui entretient une relation avec Dieu finit par entretenir une relation avec le diable… » (p. 75)
Lu dans Terra Alta de Javier Cercas (Arles, Actes Sud, 2021) :
« …Dieu et le diable sont les deux faces d’une même pièce et […] celui qui entretient une relation avec Dieu finit par entretenir une relation avec le diable… » (p. 75)
« Ce qu’on ne dit pas à propos du pouvoir absolu, c’est qu’il n’est jamais absolu : à partir du moment où on le détient, il y a toujours quelqu’un pour chercher à s’en emparer. C’est ainsi que les princes peuvent dormir sur leurs deux oreilles, mais pas les rois, qui guettent toujours le craquement d’une latte de plancher, le plus léger couinement d’une charnière... » (p. 63)
« Qui ne s’est promené dans un parc inconnu et n’a senti qu’il était immense, puis y est retourné pour découvrir que ce parc est en fait bien plus petit que ne l’avait laissé croire la première impression ?
Quand nous retournons dans des endroits que nous avons fréquenté enfant, il n’est pas rare de trouver combien tout paraît plus petit. Cette expérience a trop souvent été attribuée aux différences physiques entre l’enfant et l’adulte. En fait, elle est davantage liée aux dimensions épistémologiques qu’aux dimensions corporelles : la connaissance agit comme de l’eau chaude sur la laine. Elle rétrécit le temps et l’espace. » (p. 172-173)
La photographie confère « une permanence à des moments qui [sont] si souvent fugaces. Mais même cent mille photographies ne peuvent rendre le monde stable. » (p. 23)
« Vous est-il déjà arrivé de vous revoir en train de faire quelque chose que vous avez déjà fait, peu importe le nombre de fois où vous vous repassez la scène, à chaque fois vous avez envie de hurler Stop, de tout recommencer différemment, de redéfinir le présent ? » (p. xvii-xviii)
Lu dans Charlotte de David Foenkinos (Paris : Gallimard. – 2014)
« Il existe un point précis sans la trajectoire d’un artiste.
Le moment où sa
propre voix commence à se faire entendre.
La densité se propage
en elle, comme du sang dans de l’eau. » (p. 67)
« Les livres sont comme un voyage dans le temps. Tous les vrais lecteurs savent cela. Mais ils ne vous ramènent pas seulement à l’époque où ils ont été écrits, ils peuvent aussi vous ramener à d’autres versions de vous-mêmes. » (p. 57)