Le fruit de l’édition


Lu aussi dans L’homme qui mangeait des livres  de Patrice Robitaille (Ottawa : Les Éditions L’Interligne. – 2010)

« … le fruit de l'édition se savoure textuellement, que le livre est bon au point de vouloir le consommer ? Être habité par le livre, cela veut-il dire, en substance, l'ingurgiter pour de bon, puisque plus rien ne nous sépare de l'auteur ? » (p. 244)

Un éditeur en bonne et due forme

Lu dans L’homme qui mangeait des livres  de Patrice Robitaille (Ottawa : Les Éditions L’Interligne. – 2010)

« Moi je rêve de lire des manuscrits, je rêve de les publier ou de les foutre à la poubelle. Je rêve d'être un éditeur en bonne et due forme. » (p. 125)

Le succès


Lu aussi dans L’Affaire Alaska Sanders  de Joël Dicker (Genève : Rosie & Wolfe. – 2022)

« … le succès est une forme de maladie. Il altère le comportement. Le succès public, la célébrité, c'est-à-dire le regard que les gens portent sur vous, affectent votre conduite. Ils vous interdisent de vivre normalement. Mais soyez sans crainte: puisque le succès est une maladie comme les autres, il génère ses propres anticorps. Il se combat lui-même, en son sein. Le succès est donc un échec programmé.» (p. 282)

La nostalgie

Lu aussi dans L’Affaire Alaska Sanders  de Joël Dicker (Genève : Rosie & Wolfe. – 2022)

« La nostalgie est notre capacité à nous convaincre que notre passé a été pour l'essentiel heureux, et que par conséquent nos choix ont été les bons. Chaque fois qu'on évoque un souvenir et qu'on se dit ‘’ c'était bien ‘’, c'est en fait notre cerveau malade qui distille de la nostalgie pour nous persuader que ce que nous avons vécu n'a pas été vain, que nous n'avons pas perdu notre temps. Parce que perdre son temps, c'est perdre sa vie. » (p. 40) 

Un grand écrivain


Lu dans L’Affaire Alaska Sanders  de Joël Dicker (Genève : Rosie & Wolfe. – 2022)

« On voudrait toujours qu'un grand écrivain ressemble à ceux qui l'ont précédé, sans penser que, s'il est un grand écrivain, c'est justement parce qu'il ne leur ressemble pas. » (p. 36)

L’utilité des romans


Lu dans Indépendance  de Javier Cercas (Arles : Actes Sud. – 2022)

« ... les romans ne servent à rien. Ils ne racontent même pas les choses telles qu’elles sont mais comment elles auraient pu être, ou comment nous aimerions qu’elles soient. Et c’est comme ça qu’ils nous sauvent la vie » (p. 335)


Une collection de souvenirs


Lu dans  La Grande Débandade  de Pierre Tourangeau (Montréal : Québec Amérique. – 2022)

« Il est vieux, il ne compte plus, enfin, il ne compte que le temps qui s'égraine jusqu'à ce qu'il ne sache plus compter. À cet âge, on n'est plus que ce qu'on a été, une collection de souvenirs dont tout le monde se fout et qui s'effacent petit à petit. On disparaît, quoi. » (p. 145