Les archives, un envionnement sombre

Lu dans Claire Cook, Jurée No 9 Une enquête d’Emma Clarke. – Saint-Bruno-de-Montarville : Les éditions Goélette, 2017.

« … elle poussa la porte des archives.
Le responsable, penché sur son ordinateur, leva la tête et l’accueilli avec un sourire.
– Salut Jim, on peut – regarder s’il y a d’anciens dossiers qui concernent des meurtres de femmes enceintes ?
– Laisse-moi voir.

Pendant qu’il tapait sur son clavier, Emma regarda autour d’elle et se demanda comment un gars, lui aussi si jovial, faisait pour travailler dans un environnement aussi sombre. »  (P. 272)

Un support d’information démodé et humain

Lu dans Lee Child, La cause était belle – Une aventure de Jack Reacher (Paris : Calmann-Lévy, 2014) :


« À plusieurs titres, ces dossiers étaient des tranches d’histoire. Rien à voir avec ce qui passe par ordinateur. C’était démodé, humain et allait au plus simple. Ils avaient été tapés à la machine, probablement sur d’anciennes IBM électriques. Les lignes n’étaient pas toujours parfaitement droites, et les corrections étaient faites au blanc. Le papier lui-même, raide, jaunâtre, fin et cassant, sentait le moisi. » (pp. 247-248)

La forme conique de la vie

Lu dans Loren Groff, Les Furies. – Paris : Éditions de l’Olivier, 2017.

« Elle se surprit à penser que la vie avait une forme conique, le passé s’évasait à mesure qu’il s’éloignait du moment présent, à la pointe du cône. Plus on vivait, plus la base s’élargissait, de sorte que des blessures et des trahisons, quasi imperceptibles au moment où elles s’étaient produites, s’étiraient comme des points minuscules sur un ballon de baudruche qu’on gonfle peu à peu. Une petite tache sur l’enfant frêle se transformait en une difformité énorme sur l’adulte, impossible à franchir et aux bords effrangés.» (p. 389)

L'avenir n'est plus dans les livres

Lu dans Joël Dicker, Le Livre des Baltimore. – Paris : Éditions de Fallois, 2015.

« Dans vingt ans les gens ne lirons plus. C’est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous savez, Goldman, l’édition c’est fini. Les enfants de vos enfants regarderons les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des pharaons. Ils vous diront : « Grand-père, à quoi servaient les livres ? » et vous leur répondrez : « À rêver. Ou à couper des arbres, je ne sais plus. » À ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller : la débilité de l’humanité aura atteint son seuil critique et nous nous entretuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d’ailleurs est déjà plus ou moins le cas). L’avenir n’est plus dans les livres, Goldman. » (p. 132)

La gravité du savoir gouvernemental

Lu dans Naufrage (Biz. – Montréal : Leméac, 2016)


« Composée de documents non classés dispersés pêle-mêle en bordure d’un système ordonné, la partie des tables et des cartes correspondait à une ceinture d’astéroïdes. Les rayonnages formaient une planète d’une densité inouïe. Je me suis engagé dans un labyrinthe d’allées sans fin, bordées par des centaines de milliers de documents. Ils n’avaient pas l’air d’être consultés souvent. J’étais néanmoins écrasé par la gravité du savoir gouvernemental. » (p. 36)

Le chaos sur la table de travail

Lu dans Le lagon noir (Arnaldur Indridason. – Paris : Métaillé, 2016), un auteur de polars islandais parmi mes préférés :


« Le supérieur de Kristvin attendait la visite de la police. Il invita Marion et Erlendur dans son bureau jonché de livres et de manuels traitant des mécanismes et des rouages des avions. Le chaos qui régnait sur sa table de travail dissimulait presque entièrement ses deux téléphones. Les armoires grises longeant les murs débordaient de dossiers et de documents. » (p. 81)

Quand on a des convictions…



Lu dans Journal d’un étudiant en histoire de l’art (Maxime Olivier Moutier. – Montréal : Éditions Marchand de feuilles, 2015) :

« … il faut être indépendant des valeurs dominantes de son époque. Il faut du courage, du sang-froid, aimer les vérités tranchantes et dérangeantes et ne pas avoir peur de déplaire. Il ne faut pas craindre non plus d’être exclu. » (p. 35)