« … quand je vis l’histoire, je suis complètement happé. C’est comme si j’étais moi-même à l’intérieur du roman, dans le décor. Et il y a tous ces personnages autour de moi… » (p. 284)
L’écrivain et ses personnages
Le succès d’un livre
« Le succès d’un livre […] ne se qualifie pas au nombre d’exemplaires
vendus, mais au bonheur et au plaisir que l’on a pu éprouver à l’éditer. »
(p. 178)
Pour qu’un roman existe
Lu aussi dans L’Énigme de la chambre 622 de Joël Dicker (Paris : Éditions de Fallois. – 2020)
« … pour qu’un roman existe, il doit repousser un peu les murs de la rationalité, se défaire de la réalité et surtout créer un enjeu où il n’y en a pas » (p. 29)
La maladie des écrivains
Lu dans L’Énigme de la chambre 622 de Joël Dicker (Paris : Éditions de Fallois. – 2020)
« Les gens considèrent souvent que l’écriture d’un roman commence par une idée. Alors qu’un roman commence avant tout par une envie : celle d’écrire. Une envie qui vous prend et que rien ne peut empêcher, une envie qui vous détourne de tout. Ce désir perpétuel d’écrire, j’appelle ça la maladie des écrivains. Vous pouvez avoir la meilleure des intrigues de roman, si vous n’avez pas envie de l’écrire, vous n’en feriez rien. » (p. 27)
La sacralisation d’un texte
Lu dans La distinction, critique sociale du jugement de Pierre Bourdieu (Paris : Éditions de Minuit. – 1979)
« La définition de
l’art est un enjeu de lutte entre les classes et si tel texte est sacralisé et
offert à l’étude, c’est parce qu’à travers lui le groupe dominant prescrit sa
vision du monde à l’ensemble social. Il y a de la violence au fondement de
toute valorisation. »
(p. 50)
Les belles journées et la réalité du monde
Lu aussi dans La trilogie Fabio Montale – Total Khéops de Jean-Claude Izzo (Paris : Gallimard. – 2006)
« Les belles journées n’existent qu’au petit matin. […] Les aubes ne sont que l’illusion de la beauté du monde. Quand le monde ouvre les yeux, la réalité repends ses droits. » (pp. 154-155)
Plus que des souvenirs
Lu aussi dans La trilogie Fabio Montale – Total Khéops de Jean-Claude Izzo (Paris : Gallimard. – 2006)
« Mais ils n’avaient plus le temps. Ou plutôt, le temps les avait dépassés. L’avenir était derrière eux. Devant, il n’y avait plus que les souvenirs » (p. 65)






