Clin d’œil aux auteurs de polars

Lu dans Amour Police et Morgue Les aventures de Jim Longpré, détective privé de Jean-Maurice Laporte (Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1961)

« Il y a des cocos de génie qui vous pondent des romans de trois cent pages, épais comme une brique, et qui se font une joie de vous dire au commencement de leurs histoires que c’est fictif d’un bout à l’autre, qu’il n’y a rien de réel là-dedans et que si ça ressemble à la vie de tous les jours, c’est tout simplement une pure coïncidence. Du chiqué, du bluff, du truqué par conséquent. » (p. 9)

L’amour et la fascination du travail de romancier

Lu dans Le contrat de Donald Westlake (Paris, Rivages/Thriller, 2000)

« Tel avait été le premier élément de l’amour et de la fascination que le travail du romancier exerçait sur lui, ce déplacement lent mais irrésistible dans l’histoire, trouver l’histoire, en découvrir chaque péripétie, chaque pas en avant. C’était un dédale, chaque fois, un labyrinthe qu’on construisait et résolvait dans le même instant, lorsqu’on trouvait cette péripétie, puis la suivante et la suivante. » (p. 19)

Parmi les talents, le choix de la multitude


Lu dans Monstre sacré de Donald Westlake (Paris, Rivages/Thriller, 2011)

« Dans la réserve de talents qui existent de par le monde, la multitude choisit immanquablement l’individu précis, ou le petit groupe de personnes, qui incarnent l’éthos de l’époque, sa quintessence, son esprit et ses forces vitales. » (p. 170)

Le temps qui nous rapproche du silence



Lu aussi dans La liste de mes envies de Grégoire Delacourt (Paris, JC Lattès, 2012)

« J’ai vu ces années sur son visage, j’ai vu le temps qui nous éloigne de nos rêves et nous rapproche du silence. » (p. 355)