Un peuple ignorant pour perpétuer son pouvoir

Lu dans La peur des bêtes (Enrique Serna. – Paris : Phébus, 2006) :


« Tu vois ces millions de livres entassés ? Eh bien, personne ne les lira jamais, parce que ce gouvernement qui diffuse la culture à grands renforts de trompette est le même qui a besoin d’un peuple ignorant pour perpétuer son pouvoir. » (p. 278)

Une atmosphère de calme et de sérénité

Lu dans Sombres Vendanges (Michel Hody. – Liège : Noir dessin production, 2014) :


« Le fonctionnaire précéda son interlocuteur dans une pièce qui débordait de coffres, de malles, de sacoches en cuir. Du sol dallé jusqu’aux poutres apparentes du plafond, des étagères croulaient sous des masses de parchemins minutieusement enroulés, chacun portant l’indication de l’année et du mois de sa rédaction. Au centre de la salle trônait une grande table de chêne entourée de bancs occupés par une demi-douzaine de clercs affairés à leurs écritures. Amaury retrouvait avec plaisir l’odeur du cuir et de l’encre qui imprégnait l’atmosphère. Une atmosphère de calme et de sérénité qui n’était pas sans rappeler celle qu’il appréciait tant, dans la bibliothèque de l’abbaye de Wassenberg. » (p. 61)

Le soutien de l’establishment pour percer

Lu dans La peur des bêtes (Enrique Serna. – Paris : Phébus, 2006) :


« En littérature et surtout en poésie, tu n’es rien si tes collègues t’ignorent. Tu as besoin du soutien de l’establishment, sinon tu es considéré comme un poète quelconque, même si tu es un génie » (p.165)

L’arme de l’écrivain

Lu dans La peur des bêtes (Enrique Serna. – Paris : Phébus, 2006) :


« …les mots sont notre seule arme, une arme que nous utilisons pour donner une voix à ceux qui n’ont visage ni terre, aux oubliés s’aujourd’hui et de toujours » (p. 199)

Un mélange enivrant de colle, de papier et d’encre

Lu dans Amqui (Éric Forbes. – Montréal : Héliotrope, 2017) :


« Il entra à la librairie du Square, la première librairie qu’il avait fréquentée lors de son arrivée à Montréal, plusieurs années auparavant, et s’imprégna de l’odeur si caractéristique de l’endroit. […] Il feuilleta quelques polars, puis saisit un Ian Rankin, l’ouvrit et enfouit son visage entre ses pages, se grisant de l’arôme : un mélange enivrant de colle, de papier et d’encre. » (p. 34)

Le soulignage acharné d’un paragraphe


Lu dans Mission confidentielle de Lee Child (Paris : Calmann-lévy, 2015)

La garantie se terminait par un long paragraphe souligné. J’imaginai  la machine IMB tressautant et cahotant sur le bureau pendant que la boule crépitait dans son mouvement de va-et-vient pour produire le soulignage acharné. » (p. 308)

Comment fonctionne la critique

Lu dans La peur des bêtes (Enrique Serna. – Paris : Phébus, 2006) :


« Parce que tu ne sais pas comment fonctionne la critique […]. Ce qu’on déclare en public ne compte pas. Pures formules de politesse. C’est dans les conversations de café ou les réunions entre amis qu’on dit vraiment ce qu’on pense de quelqu’un, à condition qu’il ne soit pas là. » (p. 87)

Avant l’arrivée du terminal mobile dans les voitures de patrouille


Lu dans le polar de Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu. – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :

« Avant l’arrivée du terminal mobile de données d’aujourd’hui installé dans toutes les voitures de patrouille, les officiers de police avaient toujours sur eux des FI, ou fiches d’interpellation, dans la poche revolver. Il ne s’agissait en fait que de fiches de format 8 x 12 où porter des notes sur les interpellations effectuées. On y lisait la date, l’heure et le lieu de l’interrogatoire, et le nom, l’âge, l’adresse, les pseudonymes, les tatouages et les affiliations à tel ou tel gang de l’individu interpellé. On y trouvait aussi une partie réservée aux commentaires de l’officier de police, qui servait surtout à noter toute autre observation digne d’intérêt sur l’interpellé. » (p. 61)

Notes de lecture : Une expérience qui peut avoir du sens


Lu dans Vingt-trois prostituées (Chester Brown. – Paris : Éditions Cornélius, 2012) :


« Fréquenter une prostituée n’est pas nécessairement une expérience vide de sens si l’on fréquente la bonne prostituée. » (p.227)