La culpabilité ou l’innocence d’un accusé


Lu aussi dans Furie de Myriam Vincent (Montréal, Les éditions Poètes de brousse, 2020) : 

« Comme être reconnu non-coupable après un procès voulait dire être innocent. […] n’importe quel avocat pourrait te le dire : être reconnu coupable ou non, ça a rien à voir avec la véracité de l’innocence de l’accusé, c’est juste une question d’avoir le bon avocat. » (pp. 204-205)

Lire les émotions de nos interlocuteurs

Lu aussi dans Furie de Myriam Vincent (Montréal, Les éditions Poètes de brousse, 2020) :

« J’ai jamais compris ces auteurs et autrices, nombreux, qui décrivent des émotions dans les yeux des gens – des yeux remplis de tristesse, d’émerveillement, d’horreur, de gêne, name it. On peut lire des émotions dans les visages, d’accord, mais dans les yeux ? Moi j’y suis jamais arrivée. Me semble qu’on peut projeter ce qu’on veut dans les globes oculaires de nos interlocuteurs. Personnellement, j’y vois rien. » (p. 117) 

Écrire pour payer son épicerie ?

Lu dans Furie de Myriam Vincent (Montréal, Les éditions Poètes de brousse, 2020) : 

« Je me suis dit que je pourrais faire ça, une fois mes études terminées, avec tout le temps libre que mon métier me laisse : écrire des livres. C’est généralement ce que ça prend, après tout pour devenir auteur ou autrice : une vie privilégiée qui nous laisse amplement de temps et d’argent pour nous consacrer à l’écriture, vu que c’est pas grâce à notre art qu’on va payer notre épicerie. » (p. 62)


L’homme nostalgique


Lu aussi dans Malakoff de Gregory Buchert (Paris, Verticales, 2020) :

« … ‘’l’homme nostalgique’’ mènerait deux vies à la fois, oscillant entre le lieu qu’il occupe et l’ailleurs dont il se languit, présent en un lieu physique dont il est absent mentalement, présent en lieu moral dont il est absent physiquement.» [Jankélévitch]  (p. 193)