Quand l’ordinateur ne trouve pas les documents recherchés


Lu dans Les brumes du passé de Leonardo Padura (Paris : Éditions Métailié, 2015) :


« La recherche s’avéra plus ardue que ne l’avait supposé le sergent, et Conde se sentit satisfait quand, après plusieurs tentatives, le prétentieux policier cybernétique se vit obligé d’utiliser le téléphone pour demander à un spécialiste où se trouvaient certaines archives. » (p. 271)

Les écrivains, pas différents des lutteurs

Lu dans Le Chercheur d’âme (Steve Laflamme. – Montréal : Éditions de l’Homme, 2017)

« Comme dans un spectacle de magie, le lutteur doit réussir à neutraliser les réticences du spectateur – à suspendre son incrédulité, à la maintenir en équilibre, le temps de son combat. Nous gagnons notre vie en racontant des histoires, sergent-détective Martel. Nous ne sommes pas différents des écrivains, des scénaristes pour la télé. Des prestidigitateurs, c’est bien ce que nous sommes : je montre à la foule ce que fait ma main droite pendant que je manœuvre dans ma poche avec ma main gauche. C’est un art, vous savez. » (p. 60)

Les écrivains, des voleurs et des menteurs


Lu dans Les petites misères de Richard Ste-Marie. – Québec : Les éditions Mémoire Vive, 2004).


« Les écrivains sont des voleurs et des menteurs. Ils écoutent tout ce qui se dit autour d’eux et ont la fourberie – qu’ils appelleront ‘’sagesse’’ – de s’en rappeler les jours de panne d’inspiration. »

La création artistique… et littéraire

Lu aussi dans Repentir(s) [Richard Ste-Marie. – Lévis : Alire, 2016] :

« Il y a des artistes qui sont très organisés, qui planifient tout. D’autres préfèrent l’improvisation. Dans mon cas, je suis poussé par un désir puissant mais flou. Je ne sais pas comment l’expliquer autrement. Comme si je poursuivais une image mentale qui fuit à toute vitesse devant moi. Ce désir se raffine et se précise au fur et à mesure que j’avance dans mon travail, au fur et à mesure que j’agrippe la réalité de mon imaginaire. Mais en même temps, cette réalité me glisse entre les doigts comme un savon dans la baignoire… » (p.286)

L’âge pour devenir une archive

Lu dans Repentir(s) [Richard Ste-Marie. – Lévis : Alire, 2016] :

« Pagliaro et Lortie se présentèrent discrètement au serrurier qui, après avoir vérifié qu’il n’y avait pas d’autres clients en attente dans le magasin, leur demanda de le suivre à son bureau derrière la boutique où il conservait ses archives.

‘’Bienvenue chez moi, messieurs’’, dit-il en leur ouvrant la porte. ‘’À mon âge, quatre-vingt-sept-ans, je suis devenu moi-même une archive’’ » (p. 191)

L’ordre impassible des livres dans une librairie

Lu dans Sans terre (Marie-Ève Sévigny. Montréal : Héliotrope noir, 2016) :

« Les mains dans les poches, sans égard aux passants qui interrogeaient du regard ce policier en uniforme fasciné par une vitrine remplie de livres, je considérais ces objets quelconques qui ne m’avaient jusqu’alors jamais intéressé, mais dont les couvertures, pâles pour la plupart, me lavaient l’esprit de mes images infernales. Derrière la devanture, on pouvait distinguer sur les tables, les présentoirs et les rayons des bibliothèques l’ordre impassible de livres innombrables, que les libraires rangeaient tranquillement. » (p. 38)

L’odeur de la cellulose et de l’encre d’imprimerie


Lu dans Miséricorde (Jussi Adler-Olsen. – Paris : Albin Michel, 2011) :

« Elle était en train de penser à des livres. Elle y pensait souvent pour éviter d’imaginer la vie qu’elle aurait pu avoir, si seulement elle avait fait des choix différents pour son existence. Penser aux livres la transportait dans un autre monde. Le seul fait de se représenter la sécheresse et la douce texture du papier allumait en elle une flamme de nostalgie. Elle retrouvait l’odeur de la cellulose et de l’encre d’imprimerie évaporée. » (p. 195-196)